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L’AP-HP doté d’un réseau pluridisciplinaire Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Administrator   
23-05-2007

Onze centres de référence obésité

Pour mieux prendre en charge les patients obèses, l’AP-HP met en place un réseau autour de six centres de référence adultes et de cinq centres pour enfants.
En collaboration avec les associations de patients, ces centres se caractérisent par une approche interdisciplinaire, de la nutrition classique à la chirurgie bariatrique.
La prise en charge médico-chirurgicale des patients atteints d’obésité morbide se renforce et se structure en Ile-de-France.
Pour enrayer le rythme de développement de l’épidémie (20% d’obèses sont prévus en France à l’horizon 2020), l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, forte de l’expérience de ses équipes, crée 11 centres de référence.

 


Des centres qui organisent leurs missions autour de quatre axes principaux :

 

- La prise en charge multidisciplinaire, avec une « approche globale » du patient : chaque concile réunit au moins un nutritionniste ou un endocrinologue, un diététicien, un psychiatre ou un psychologue spécialiste en pathologie nutritionnelle, un chirurgien de l’appareil digestif et un anesthésiste-réanimateur.

- La formation des équipes aux pathologies nutritionnelles, pour partager les nouvelles connaissances.

- La recherche clinique, en constituant une base de données prospective sur le traitement de l’obésité morbide. - La prévention, en développant l’éducation thérapeutique, en lien avec les associations de patients.

Ce réseau s’organisera autour de six centres destinés aux adultes (Avicenne, Bichat, l’Hôtel-Dieu, l’hôpital européen Georges-Pompidou, Jean-Verdier et Louis-Mourier) et de cinq centres pour enfants (Armand-Trousseau, Jean-Verdier, Robert-Debré, et Saint-Vincent-de-Paul). La prévalence de l’obésité chez l’enfant est particulièrement préoccupante, en particulier en Ile-de-France, où l’enquête menée en Seine-Saint-Denis par les médecins de l’Education nationale relève un surpoids et une obésité chez 16% des enfants à l’âge de 6 ans.
Le réseau de l’AP-HP veut mettre l’accent sur le dépistage et la prévention. Chaque consultation pédiatrique devra à cet effet orienter l’enfant vers le réseau dès que son indice de masse corporelle relèvera un surpoids. A côté des hôpitaux, les professionnels des soins de villes (médecins traitants, kinésithérapeutes, psychiatres, psychologues et services sociaux) ainsi que la médecine communautaire (PMI, médecins scolaires, restauration scolaire, associations sportives) seront naturellement mis aussi à contribution.
Les centres hospitaliers référents participeront au suivi des cas les plus sévères, avec des évaluations pluridisciplinaires et des explorations complémentaires, le cas échéant avec des hospitalisations. Les hôpitaux sont labellisés centres de référence pour une durée limitée et il feront l’objet d’un audit dont les conclusions seront publiées fin 2006. Des ateliers diététiquesPermettre aux patients d’acquérir le savoir et le transformer en savoir-faire, c’est l’objet des ateliers nutrition créés par l’Hôtel-Dieu. Réunissant des groupes de six à huit patients, ces ateliers, après une évaluation individuelle par un médecin et une diététicienne, se déroulent dans une « vraie » cuisine.
Tout s’y passe autour d’un plan de travail convivial où a lieu la démonstration pratique : préparation des aliments, choix des ingrédients, techniques de cuisson, etc. Le but est de montrer comment faire un coq au vin délectable, une salade savoureuse, ou un gâteau de fête, tout en réduisant les calories sans altérer le plaisir. Deux mots clés sont proposés, le plaisir et la convivialité. A la fin de la séance, le repas préparé par le groupe est dégusté avec la diététicienne et l’aide soignante, qui en profitent pour rappeler les conseils nutritionnels essentiels.

Dernière mise à jour : ( 23-05-2007 )
 
Domination contestée des géants des cosmétiques Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Administrator   
23-05-2007

Le marché des produits de beauté est en perte de vitesse en Europe, dans les circuits traditionnels des parfumeries et des grandes surfaces.
Les grandes marques font face à une déferlante de petites concurrentes innovantes et décalées, qui captent mieux les désirs des clients.

Rien ne va plus aussi facilement pour les fabricants de cosmétiques.

 



En Europe, un marché de 59.47 milliards d’euros selon l’Association européenne des entreprises de l’hygiène-beauté-parfumerie (Colipa), la croissance des ventes est désormais modestement positive (+ 2% en 2004, contre + 3.5% en 2003). Celles-ci commencent même à régresser en Allemagne et en France, les deux plus gros marchés européens.
Si les Françaises achètent toujours autant de produits capillaires et de produits de soins pour la peau, les achats de parfums, et plus généralement de maquillage (les vernis à ongles, par exemple) diminuent. Les réseaux traditionnels de distribution des cosmétiques sont malmenés. Plus d’un produit sur deux est toujours acheté dans les grandes surfaces, mais l’offre de ces dernières se confond désormais avec celle disponible dans les circuits de distribution sélective (1.7 milliards d’euros en 2004).

Résultat, la confusion règne, et les parfumeries, qu’elles soient indépendantes ou organisées en chaînes (Douglas, Marionnaud, Sephora, Nocibé, Elytis, Beauty Sucess, Passion Beauté) ne parviennent plus à tirer la demande, qui a reculé de 1% en deux ans. Ces magasins, qui jusqu’ici donnaient le « la » de la mode en matière de produits de beauté, sont de plus en plus boudés par des clientes qui recherchent soit une approche globale de la beauté, qui passe autant par l’alimentation et les spas que par les cosmétiques, soit une caution scientifique renforcée pour des produits qu’elles paient cher.
En 2004, le circuit de distribution dont les ventes ont le plus progressé est celui des pharmacies et parapharmacies (+ 5%). Dans les magasins, « il y a trop de produits, le niveau du conseil prodigué par les vendeurs est assez faible et les concepts ont de plus en plus de mal à se renouveler », analyse David Bondi, le président du salon international des marques de beauté Cosmeeting Beyond Beauty.

 

Depuis trois ans, ce salon, qui s’est tenu du lundi 12 au mercredi 14 septembre à Paris-Nord Villepinte, montre à quel point les marques alternatives qui s’intéressent autant à l’être qu’au paraître séduisent désormais les Françaises. Vendues dans des emballages « design », parfois proches de l’aromathérapie ou de traditions ethniques ancestrales, elles bousculent les territoires de vente et de communication jusqu’ici créés et préemptés par les ténors de l’industrie de la beauté.
Les industriels occidentaux de la cosmétique sont déjà soumis à la pression d’une réglementation internationale qui se durcit des tests de toxicité des ingrédients chimiques sont envisagés dans le projet de directive Reach (Le Monde du 23 novembre 2004). Ils doivent désormais compter avec de nouveaux acteurs innovants, souvent plus en phase avec les nouvelles attentes de la clientèle, qui « symbolisent la peur de la modernité, des grands discours et des grandes organisations », selon le sociologue Serge Guérin. La vente « par relations »Le brésilien Natura ou le colombien Ebel sortent de leur marché d’origine pour aller conquérir le monde. Le premier a recruté Joel Ponte, un ancien de L’Oréal, pour mener à bien son programme de 16 millions d’euros en vue d’acclimater en Europe ses produits et son approche écologique du marché. En France, Natura teste la vente directe « par relations » en même temps qu’il envisage des boutiques conçues comme des « espaces d’échange ». Mais les géants doivent aussi faire face à un foisonnement de marques alternatives.


Apparues dans les grandes capitales au cours des années 1990, ces marques dites de « niches » élargissent l’offre et tirent désormais l’ensemble du marché cosmétique. Leurs ventes connaissent chaque année des progressions à deux chiffres, estiment les professionnels, même si aucune statistique n’est disponible pour donner leur poids global. Ces marques ont souvent en commun le souci d’utiliser des matières premières rares et des réseaux de distribution alternatifs, aux aussi. Ainsi, la collection de parfums imaginée par The Different Company, une PME créée il y cinq ans par Jean-Claude Ellena, devenu en septembre le « nez » exclusif d’Hermès, et le designer Thierry de Baschmakoff, a élu domicile dans les spas des hôtels de luxe et dans les « concept stores », style Colette à Paris. « Nous mettons de l’argent dans le produit, pas dans le marketing ni dans la publicité », explique Luc Gabriel, le directeur général de The Different Company.
La société a ouvert sa première boutique à Paris fin août. Après un premier succès en Californie, la marque américaine Body-coffee, s’installe elle aussi à Paris avec un concept inspiré des pratiques des femmes russes qui utilisent le café pour soigner leur peau. La marque suisse Alpure propose, elle, ses cocktails de plantes alpines enrichis en eau puisée à 2 400 mètres d’altitude. Guyana Tropical met en exergue les principes naturels de la beauté en Amazonie et au Sri Lanka.

Du collagène prélevé sur des morts en Chine ?

Une entreprise chinoise de produits cosmétiques et pharmaceutiques utiliseraient de la peau prélevée sur les cadavres de prisonniers qui avaient été condamnés à mort, a affirmé la quotidien britannique The Guardian, mardi 13 septembre, sans citer le nom de cette société. Ces morceaux de peau seraient utilisés afin d’extraire du collagène pour les lèvres et pour des crèmes antirides. Cette pratique serait « traditionnelle » et ne mériterait pas d’ »en faire un scandale », disent certains salariés de l’entreprise, qui a officiellement nié utiliser de tels morceaux de peau. The Guardian n’a pas pu déterminer si le collagène prélevé dans la phase de production ou seulement pour la recherche. Selon le quotidien, l’entreprise chinoise en question exporterait une partie de ses produits vers le Royaume-Uni, mais aussi vers d’autres pays européens et vers les Etats-Unis. Cette entreprise travaillerait également actuellement à la production de produits antirides à partir de tissus de fœtus résultats d’avortements.

Dernière mise à jour : ( 23-05-2007 )
 
La pollution pourrait être un facteur d’obésité Convertir en PDF Version imprimable
Écrit par Administrator   
23-05-2007

Selon une étude de l’Ensaia de Nancy : La pollution pourrait, elle aussi, être un facteur d’obésité !

 

Une pollution liée aux hydrocarbures aromatiques polycycliques, équivalente à celle détectée à cent mètres d’une autoroute, pourrait faire prendre en 15 jours à un adulte environ 2 kg par blocage de la sortie des lipides contenus dans les adipocytes.
Luc Méjean a suivi une formation de biologie fondamentale et d’épidémiologie. C’est ce qui l’a conduit à travailler au sein de l’Inserm U308, à Nancy, dans une unité dédiée aux maladies de la nutrition et aux pathologies en rapport avec l’hyperlipidémie.

« L’éducation nutritionnelle était l’un de mes sujets de travail et, au cours de mes recherches, j’ai pris conscience que l’industrie agroalimentaire se désintéressait de cette dimension. J’ai donc choisi d’enseigner la nutrition humaine dans une école d’ingénieurs, l’Ecole nationale supérieure d’agronomie et des industries alimentaires (Ensaia), où j’ai poursuivi mon travail de recherche au sein du laboratoire de sciences animales », explique au « Quotidien », Luc Méjean. L’un des axes prioritaires des recherches qui ont été menées dans ce laboratoire était de préciser l’effet de certains polluants sur l’organisme humain.


Produits de combustion incomplète.

En 1983, une publication avait suggéré un lien entre l’indice de masse corporelle (IMC) et la présence de polluants issus de combustions incomplètes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) tels que les benzo(a)pyrène ou la dioxine. Mais les recherches menées sur ce sujet s’étaient depuis limitées à l’étude du passage de ces polluants aux végétaux ou aux animaux jusqu’à leur excrétion dans le lait animal. « Depuis 1999, nous menons dans notre laboratoire des travaux de recherche sur l’effet des polluants sur les adipocytes. Dans un premier temps, nous avons montré que ces substances pénètrent et quittent la cellule parallèlement aux acides gras. Néanmoins, si l’entrée des HAP se fait proportionnellement à celle des adipocytes avec ces substances exerce un effet négatif sur la sortie des acides gras », indique Luc Méjean.


Réduction de la lipolyse.

Les études menées par Philippe Irigaray au sein du laboratoire de Luc Méjean, et qui ont donné lieu à une thèse de science soutenue le 14 février 2005 à Nancy, visaient à caractériser l’effet des HAP sur les adipocytes isolés. Les auteurs ont injecté une dose unique de benzo(a)pyrène (0.5 mg/kg par voie intrapéritonéale) à des souris mâles C57BL6/J. En moins de trente minutes, une réduction significative de la lipolyse induite par l’adrénaline a été maximale 24 heures après l’injection. La capacité lipolytique n’a été restaurée que 72 heures après cette dernière. Dans un deuxième temps, les auteurs ont procédé à des injections intrapéritonéales répétées de benzo(a)pyrène (0.5 mg/kg/48 h) pendant quatorze jours. Ce traitement a induit chez les animaux une augmentation significative de la prise de poids (+ 43%, soit 1 g pour des souris de 25g ; p<0.01), sans modification de la prise alimentaire. Les souris ont retrouvé leur poids en quinze jours environ après l’arrêt des injections. Chez l’homme, cette prise de poids correspondrait à environ 2 kg pour des personnes exposées à un niveau de polluants cent fois plus faible qu’une dose toxique, mais équivalente à celle que l’on détecte à cent mètres d’une autoroute.


Un impact sur certains gènes.

Par ailleurs, les auteurs ont procédé à une analyse histologique des adipocytes mis en contact avec des HAP. L’examen par PCR quantitative des gènes exprimés au niveau du tissu adipeux révèle que le benzo(a)pyrène induit une diminution importante de l’expression des gènes codant pour les récepteurs b1 et b3, la protéine kinase A, la lipase hormono-sensible, les périlipines, le PPARg, la lipoprotéine lipase et l’acyltransférase. L’adipocyte soumis à cette intoxication par les HAP perd une grande partie de sa capacité à mobiliser les lipides lorsque les agents polluants agissent par interaction avec un récepteur à sept domaines transmembranaires. « Il semblerait que les polluants existant sous forme de molécules plates puissent bloquer les récepteurs membranaires dotés de sept sous-unités c’est-à-dire bêta-adrénergiques et à l’Acth et modifient ainsi les mouvements lipidiques transmembranaires des adipocytes sans action directe sur les chaînes lipidique », précise Luc Méjean. Les axes de recherche du laboratoire passent maintenant par la confirmation de ces données préliminaires, par une caractérisation de l’effet des HAP sur d’autres types cellulaires (cellules vasculaires, bronchiques…) et par la mise en place d’études épidémiologiques, notamment chez les personnes particulièrement exposées aux HAP (vivant à côté d’une autoroute, d’une usine d’incinération ou d’usines polluantes).

 
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