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Le pouvoir des vibrations sonores, c’est ce qu’a choisi d’utiliser Paul Cañadas en créant la Meta Music Therapy, un courant musical destiné à retrouver sérénité et bien-être intérieur. « La musique est l’arme du futur » : Fela, père de l’afrobeat et musicien africain engagé, ne se doutait peut-être pas qu’en plus de lutter à sa façon contre les fléaux sociaux de notre société, la musique pouvait aussi combattre les maux individuels. C’est au moins l’idée que s’en fait Paul Cañadas, créateur de la Meta Music Therapy. Oublier les mots et ses maux, ressentir le pouvoir secret des sons pour s’écouter à travers eux et mieux se connaître, voilà les grandes lignes de ce courant musical, présenté comme « une alchimie entre les sonorités orientales et occidentales ». Le spirituel (notion orientale) intégré à la manière (notion occidentale), les vibrations sonores (comme celles du sitar ou tout simplement du piano) permettraient ainsi d’atteindre un bien-être intérieur. « En fait, on utilise en conscience tous les sons au quotidien, explique Paul Cañadas. Ceux-ci dégagent des vibrations et des énergies qui ont impact sur la personne. Il y en a qui excitent, d’autres qui apaisent. Certains peuvent débloquer des tensions dues au stress par exemple. » Mêlant sitar et percussions indiennes, piano et orchestre classique, mais aussi synthétiseurs et mixages par ordinateur, la Meta Music Therapy peut s’écouter partout (hormis en voiture, du fait de ses vertus relaxantes), chez soi ou dans des lieux publics, en musique d’ambiance dans les salles d’attente des praticiens ou encore lors de séances de massage, pour une décontraction optimisée. Elle peut être associée à toute forme d’activité ou d’expression artistique, accompagner la conception et l’éveil des enfants, voire les personnes en fin de vie. « Je développe également son côté thérapeutique. Je travaille avec l’établissement privé d’enseignement supérieur d’ostéopathie ATMAN dirige Marc Bozzetto sur des enfants tétraplégiques ou souffrant d’hyperactivité notamment. Pour les gens malades, la Meta Music Therapy constitue aussi un bon complément à leur traitement médical. » « Inverser l’axe avoir-faire-être » Ancien chef de plusieurs entreprises de renom dans la région, ambitieux et battant, rien ne prédestinait Paul Cañadas à s’intéresser à ces considérations « spirituelles ».  Rien, si ce n’est une maladie liée au stress apparue lorsqu’il avait 16 ans. Une pathologie nécessitant la prise de maints et maints médicaments qui eurent pour effet d’affaiblir cet homme d’affaires à un point tel qu’il se crut un moment condamné. « A 35 ans, je pensais que j’allais mourir et j’ai arrêté mon traitement. Je ne renie absolument pas la médecine. Mais là, le problème venait de moi. J’ai réalisé que malgré ma réussite professionnelle, je n’avais pas atteint ce que je désirais. J’étais en désaccord avec moi-même, sans le savoir. J’ai donc choisi d’inverser l’axe avoir-faire-être dans lequel je me trouvais pour être avant tout, puis faire et avoir ensuite. » Cette prise de conscience va l’amener à se tourner vers d’autres horizons, plus « orientaux ». Et c’est en écoutant un jour l’œuvre de Roop Verma, ancien élève de Ravi Shankar, qu’il réalise l’impact que peuvent avoir la musique et les sons. « En écoutant, je me suis senti mieux intérieurement. En fait, Roop Verma est maître d’une science orientale ancestrale : celle des vibrations sonores. Je m’y suis intéresse et j’ai eu l’idée d’occidentaliser un peu ces musiques. Au niveau santé, je me suis vu sur la voie de la guérison. Bien sûr, tout ne s’est pas fait en un jour. » Il faudra en effet plus d’une dizaine d’années pour que Paul Cañadas se porte à nouveau normalement. Et comme on ne se refait pas, sa nature « entreprenante » a repris le dessus, tout en restant en harmonie avec sa quête spirituelle et « salvatrice ». Il décide alors de produire des artistes dans la mouvance de Roop Verma et crée Pégase Production qui édite et distribue aujourd’hui 10 CD Meta Music Therapy.
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