| Domination contestée des géants des cosmétiques |
| Écrit par Administrator | |
| 23-05-2007 | |
|
Le marché des produits de beauté est en perte de vitesse en Europe, dans les circuits traditionnels des parfumeries et des grandes surfaces. Rien ne va plus aussi facilement pour les fabricants de cosmétiques.
![]() En Europe, un marché de 59.47 milliards d’euros selon l’Association européenne des entreprises de l’hygiène-beauté-parfumerie (Colipa), la croissance des ventes est désormais modestement positive (+ 2% en 2004, contre + 3.5% en 2003). Celles-ci commencent même à régresser en Allemagne et en France, les deux plus gros marchés européens. Si les Françaises achètent toujours autant de produits capillaires et de produits de soins pour la peau, les achats de parfums, et plus généralement de maquillage (les vernis à ongles, par exemple) diminuent. Les réseaux traditionnels de distribution des cosmétiques sont malmenés. Plus d’un produit sur deux est toujours acheté dans les grandes surfaces, mais l’offre de ces dernières se confond désormais avec celle disponible dans les circuits de distribution sélective (1.7 milliards d’euros en 2004). Résultat, la confusion règne, et les parfumeries, qu’elles soient indépendantes ou organisées en chaînes (Douglas, Marionnaud, Sephora, Nocibé, Elytis, Beauty Sucess, Passion Beauté) ne parviennent plus à tirer la demande, qui a reculé de 1% en deux ans. Ces magasins, qui jusqu’ici donnaient le « la » de la mode en matière de produits de beauté, sont de plus en plus boudés par des clientes qui recherchent soit une approche globale de la beauté, qui passe autant par l’alimentation et les spas que par les cosmétiques, soit une caution scientifique renforcée pour des produits qu’elles paient cher. En 2004, le circuit de distribution dont les ventes ont le plus progressé est celui des pharmacies et parapharmacies (+ 5%). Dans les magasins, « il y a trop de produits, le niveau du conseil prodigué par les vendeurs est assez faible et les concepts ont de plus en plus de mal à se renouveler », analyse David Bondi, le président du salon international des marques de beauté Cosmeeting Beyond Beauty.
Depuis trois ans, ce salon, qui s’est tenu du lundi 12 au mercredi 14 septembre à Paris-Nord Villepinte, montre à quel point les marques alternatives qui s’intéressent autant à l’être qu’au paraître séduisent désormais les Françaises. Vendues dans des emballages « design », parfois proches de l’aromathérapie ou de traditions ethniques ancestrales, elles bousculent les territoires de vente et de communication jusqu’ici créés et préemptés par les ténors de l’industrie de la beauté.
Du collagène prélevé sur des morts en Chine ? Une entreprise chinoise de produits cosmétiques et pharmaceutiques utiliseraient de la peau prélevée sur les cadavres de prisonniers qui avaient été condamnés à mort, a affirmé la quotidien britannique The Guardian, mardi 13 septembre, sans citer le nom de cette société. Ces morceaux de peau seraient utilisés afin d’extraire du collagène pour les lèvres et pour des crèmes antirides. Cette pratique serait « traditionnelle » et ne mériterait pas d’ »en faire un scandale », disent certains salariés de l’entreprise, qui a officiellement nié utiliser de tels morceaux de peau. The Guardian n’a pas pu déterminer si le collagène prélevé dans la phase de production ou seulement pour la recherche. Selon le quotidien, l’entreprise chinoise en question exporterait une partie de ses produits vers le Royaume-Uni, mais aussi vers d’autres pays européens et vers les Etats-Unis. Cette entreprise travaillerait également actuellement à la production de produits antirides à partir de tissus de fœtus résultats d’avortements. |
|
| Dernière mise à jour : ( 23-05-2007 ) |